Spécialiste du papier peint à la planche sur-mesure, l’Atelier d’Offard s’est taillé une solide réputation en répondant à de prestigieuses commandes internationales.
Depuis 1999, l’Atelier d’Offard, à Tours, perpétue les gestes ancestraux de la fabrication du papier peint à la planche et au pochoir, utilisés dès le XVIIe siècle. Combinant l’impression manuelle, les colles et les pigments naturels avec des techniques et inspirations très contemporaines l’atelier recèle tout un univers. « Au départ, explique François-Xavier Richard, fondateur de l’Atelier d’Offard, je souhaitais revisiter un artisanat d’art qui me paraissait un peu désuet. Mais face à l’engouement suscité par le papier peint, aussi bien au sein des professionnels de la décoration intérieure que des particuliers en quête d’originalité et de nouveautés, nul doute que cette intuition fut pertinente. »

 

Un rapport à l’enfance et aux souvenirs

L’Atelier d’Offard utilise, comme autrefois, des matériaux naturels, tels que la laine, la soie et la colle de peau de lapin. Associer les savoir-faire séculaires de l’impression à la planche, du gaufrage, du flocage et du carton-pierre, avec des techniques novatrices liées au numérique, permet à l’atelier de proposer des collections aussi plurielles qu’éclectiques. D’où sa présence tant sur des chantiers de reconstitutions historiques en Europe et dans le monde (Château de Fontainebleau, Dunster Castle, Santa Maria Novella) que sur des projets de design ou de collaborations avec des artistes contemporains (Othoniel, Barcelo, etc.). Pour François-Xavier Richard, le papier peint entretient un lien très intime et mystérieux avec le temps. « Il est narratif. Il peut, bien entendu, reproduire une scène historique ou mythologique, mais aussi évoquer une histoire personnelle en lien avec le souvenir. C’est un savant compromis entre la lanterne magique et la madeleine de Proust. »

Faire parler le papier

À travers ses productions, l’Atelier d’Offard revisite le papier dans tous ses éclats, pour le placer au service de ses clients en fonction de leurs goûts et de leurs fantaisies. Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, le coût des chantiers n’est pas exorbitant, car il est fort rare de recouvrir aujourd’hui l’intégralité des murs d’une maison. « Nous proposons une large palette de solutions. Nous concevons, par exemple, des tableaux muraux pour les espaces privilégiés d’un salon. Lors d’un récent chantier, nous avons décoré une cage d’escalier avec un assemblage de dominos Leroy. Pour concevoir cette pièce unique, nous avons suivi les motifs et couleurs choisis par le propriétaire de la maison. »

L’atelier en 2017

La manufacture tourangelle emploie actuellement trois artisans, et cherche à former de nouveaux apprentis. « Il est particulièrement gratifiant de travailler à la fois sur de la reconstitution d’œuvres anciennes et sur de la création contemporaine ». La réputation de l’atelier d’Offard n’est plus à faire, et les distinctions dont il a fait l’objet sont nombreuses (Prix Bettencourt, prix des talents du Luxe, etc.). En janvier 2017, François-Xavier Richard s’envolera pour Kyoto, parmi les lauréats de la Villa Kujoyama, pour une résidence d’artisan d’art. « C’est un grand honneur, car le Japon est véritablement Le pays du papier. Il y aura donc beaucoup à faire et à découvrir. »
En 2017, deux nouvelles collections verront le jour. L’une destinée à l’univers enfantin (collection Enfants), l’autre orientée vers des formes et motifs très géométriques et contemporains (collection Diffraction). Et pourquoi pas une troisième dédiée au Japon…

atelier-doffard.tumblr.com

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