Nicolas Kissling est incollable sur le sujet des bonsaï. Il bichonne chaque jour 300 à 500 petits arbres en pot. Cette activité distrayante fait des émules et permet de se détendre. L’horticulteur maitrise cet art sur le bout des doigts et il peut très vite nous transmettre ce virus si nature.

Chez les Kissling, les fleurs sont une histoire de famille. A Oron-la-Ville, à quelques kilomètres de Lausanne en Suisse, l’entreprise horticole existe depuis les années 40. Transmise de père en fils, elle s’est diversifiée dans l’art floral et est dirigée, depuis le début des années 2000, par Nicolas Kissling. Ce dernier n’a pas failli à son rôle. Il a fait le choix de s’orienter dans le bonsaï. « Le Bonsaï Club de Suisse Romande cherchait un local pour ses activités. Nous les avons accueillis dans nos locaux. Au début, j’avoue que j’avais quelques préjugés sur cette pratique. Puis je me suis pris au jeu. J’ai passé plusieurs semaines à les regarder s’occuper de leur arbre. J’ai très vite adhéré à leur état d’esprit. Les adhérents ont un très grand respect pour leur plantation » raconte l’horticulteur. Il se forme aux côtés de ses passionnés et d’un maitre japonais. Très vite, l’artisan progresse et fait de cette activité une vitrine de son entreprise.

 

Des cours pour se former

Le bonsaï recèle bien des secrets. Tout d’abord, pour les novices, le bonsaï n’est pas une variété d’arbre mais une technique de culture d’arbre en pot. « Si vous replantez un bonsaï dans la nature, il deviendra un véritable arbre. Toutes les espèces d’arbre peuvent devenir bonsaï » rappelle Nicolas Kissling. L’art de cette culture n’est pas tant dans la taille des branches mais dans la recherche d’équilibre entre les racines et la partie aérienne. « Cet art requiert de la patience. C’est une activité se ressourcer. » Le bonsaï peut aller aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Sa place dépend de la variété d’arbre plantée. L’érable du Japon (le classique du bonsaï), le pin, le genévrier, le charme ou encore les arbres à fleurs comme le pommier sont à placer sur sa terrasse. « Il est plus facile d’entretenir ses bonsaïs d’extérieur que d’intérieur. » Et pourquoi direz-vous ? « Tout simplement que les arbres d’intérieur, ça n’existe pas. L’acclimatation de ces plantes est compliquée car le chauffage assèche l’air ambiant. Pour survivre, les espèces tropicales ou sub-tropicales doivent assimiler de l’humidité par le feuillage. En intérieur, elles se dessèchent très rapidement. » Ces petits arbres n’ont aucun secret pour Nicolas. Il transmet le « virus bonsaï » au travers de cours privés. Une bonne idée pour se mettre au vert.

www.kissling-fleurs.ch

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