Marifa fait tourner les pinceaux depuis 6 ans. Et cette valse des pinceaux définit parfaitement les activités et les talents de cette peintre-sculpteur.

 

Un pot de pinceaux pour la peinture à l’huile, un pour l’acrylique, un autre pour la résine et un dernier pour les pigments, chaque pinceau correspond à l’un des talents artistiques de Marifa. Ses talents de peintre, par exemple, s’expriment avec la peinture à l’huile avec des traits de pinceaux précis et réalistes. Sa particularité : redonner vie en peinture à des objets recyclés en métal comme un vieil arrosoir ou une poêle. En même temps que la peinture, Marifa a découvert par hasard l’art du tissu durci.

Cette artiste a toujours eu le goût pour les loisirs créatifs et l’a transmis à sa fille. C’est avec elle qu’elle a découvert cette façon de sculpter. Un jour où elles se rendaient dans un magasin de loisirs créatifs pour acheter de la peinture, sa fille aperçoit une sculpture en tissu durci. La propriétaire du magasin leur propose de participer à un atelier pour découvrir cette technique. Elles repartent avec le produit. Mais il reste deux ans dans un placard jusqu’au jour où sa fille lui propose de l’utiliser. Marifa crée une petite fille africaine en tissu durci. Elle apporte la poupée à une de ses amies lors d’une exposition. Ce jour-là, une femme achète sa sculpture alors que Marifa n’avait pas l’intention de la vendre et elle lui en recommande encore deux autres. C’est le déclic.

Désormais, elle consacre tout son temps à mettre en œuvre cette technique à base de résine naturelle non toxique, alternative écologique au polyester. C’est un solidifiant pour tous les matériaux absorbants (textile, papier, carton, cuir, etc). Elle s’utilise pour des créations aussi différentes les unes des autres, pour des décors intérieurs comme extérieurs.

L’inspiration de Marifa vient de ce qui l’entoure mais aussi des matériaux récupérés. Des morceaux de bois, des fils de fer, des fils à linge, des forets à béton cassés servent à créer l’ossature de la sculpture. L’artiste positionne ensuite les tissus abîmés en coton, soie ou dentelle, recyclés car donnés, achetés chez Emmaüs ou sur des brocantes. La sculpture est ensuite recouverte de résine et même parfois de coquilles d’œufs pilées ou de sciure de bois pour créer des effets. Un vrai travail d’orfèvre pour donner une seconde vie à tous ces matériaux. Retrouvez Marifa lors d’un de ses ateliers ou sur son site. Sculptures ou peintures toute taille en vente en ligne ou sur commande.

www.lavalsedespinceaux.fr

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