Que ce soit par l’intermédiaire de ses toiles ou de ses travaux sur céramique, l’artiste donne à admirer une œuvre à bien des égards unique.

C’est d’abord une invitation. L’œuvre de Caroline Haurie Andro (C.H.A.) ne force pas le regard.  Elle le guide, l’enveloppe, presque comme une caresse, pour l’emmener vers des sentiers, souvent ignorés. Terriennes ou aériennes ? Classiques ou contemporaines ? Les créations de l’artiste brouillent les pistes pour mieux recomposer la pluralité des facettes du monde et des personnes.

 

Interroger le mystère, l’idée. Caroline Haurie Andro ne cesse d’y revenir. Son travail sur céramique la fait entièrement plonger au contact de la terre dans ce qu’elle a de plus brut. Elle modèle des formes qui se suffisent à elles-mêmes comme le souligne la quasi-absence de couleurs. Elle se joue des contraires à l’image de la pièce intitulée « Le vide et le plein ». Le paradoxe ne l’effraie d’ailleurs pas puisque c’est au cœur de la matérialité la plus brute – la terre – qu’elle va chercher et trouver l’ineffable, l’âme, avec sa force de vie inégalable.

Mouvement

Le dynamisme : tel pourrait l’un des points qui unit l’œuvre protéiforme de Caroline Haurie Andro. En témoigne ses toiles, où tout se donne à voir et se dérobe dans le même temps, comme si à chaque regard se dévoilait une nouvelle représentation : « Conscience/Inconscience », « Le Temps », « Les racines de l’abondance », sont saturées de couleurs, font fi de la dichotomie figuratif/abstrait et  racontent à chaque vision une histoire différente. Là encore, complexité des mondes. Artiste insaisissable, Caroline Haurie Andro révèle un autre aspect de son très grand talent à travers ses peintures à la main sur porcelaine et verre, notamment celles exécutées à la demande de la Fondation Claude Monet (Giverny). Réalisées à partir de l’esprit des jardins du maître, elles sont exposées dans la boutique de la Fondation.

Toujours en mouvement, la créatrice multiplie les projets à commencer par celui qu’elle est en train de concocter avec le street artiste Rea One. En attendant de voir ce dernier se concrétiser, l’œuvre de Caroline Haurie Andro fait l’objet d’une exposition en ces mois de juillet et d’août au sein des Galeries du club des ateliers d’artistes à Paris (rue Dauphine) et à la Baule (avenue Charles de Gaulle).

www.carolineandro.com

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