Qu’il s’agisse de confection sur mesure ou de redonner vie à d’anciennes machines à coudre, l’artiste libanais Barrak Naamani considère son travail comme un art. Art de vivre, art de la transformation, les tissus, les métaux renaissent au gré de son imagination et de son savoir-faire.

 

L’histoire débute il y a 2 ans à son retour du Koweït lorsqu’il décide de retourner au Liban pour reprendre l’entreprise familiale de fabrication de vêtements. Ayant alors besoin d’une table de travail sans pouvoir se l’offrir, il tombe sur la vieille machine à coudre de son père. Tel un déclic, l’idée lui vient d’en faire quelque chose de nouveau, quelque chose d’artistique. A partir d’une esquisse, il se met à l’ouvrage, découpant certaines parties de l’appareil, en enlevant d’autres pour les fixer ailleurs et façonner ainsi de ses propres mains son premier meuble d’art. Aussitôt mis en ligne sur Facebook, Barrak Naamani trouve un acquéreur en moins de 30 minutes. Il récidive avec une autre pièce qu’il vend le jour même. Ce succès inattendu l’encourage à persévérer. Il décide donc de poursuivre cette passion, née par hasard, en parallèle à son autre activité de couturier.
Ecumant les maisons de particuliers et les magasins d’antiquités, Barrak Naamani ressort avec des trésors inespérés : des machines, parfois vieilles de plus de 200 ans, laissées sans vie, qu’il choisit de réanimer. Si ces machines en fonte étaient par le passé les instruments d’un métier, elles possèdent aujourd’hui une toute autre histoire et fonction. Tables basse d’appoint, pieds de lampe ou étagères, ces pièces uniques, empreintes du passé renaissant au présent, sont entièrement remodelées et sculptées artisanalement.
Barrak Naamani, dont l’œuvre est visible sur Instagram et Facebook, prépare actuellement sa nouvelle collection 2017 qui sera exposée à Singapour en mars puis à New York en mai.

barraknaamani@gmail.com

Maison & Jardin Magazine