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Artisan ferronnier et architecte d’intérieur, Emí Drapier fabrique des Cabinets de Curiosités pour sublimer des objets symboliques et personnels. Rencontre avec une passionnée artisan métallier.

La passion du métal

Architecte d’intérieur de formation, et passionnée de d’objets anciens, Emi Drapier travaille  la matière depuis une douzaine d’années, de son atelier à Brignais, dans l’ouest Lyonnais. Spécialisée dans la transformation de l’acier, elle redonne vie à des objets du quotidien, les dénature, les transforme, les recycle, pour en faire des pièces uniques et du mobilier sur mesure.

Sensible à l’ancien, à la patine et surtout à l’histoire des objets, elle se lance aujourd’hui dans un nouveau projet qui les met à l’honneur.

“Nous avons tous au fond d’un tiroir un caillou ramassé sur la plage, la chaussure de bébé qui faisait ses premiers pas, un objet souvenir de famille, etc. Je veux faire l’éloge de la banalité.“

Cabinets de curiosité, les objets usuels font sens

L’éloge de la banalité ®”. C’est le titre qui englobe ces nouvelles créations d’artisan métallier. Sur le principe d’un cabinet de curiosité en acier, la créatrice met en scène des objets usuels. Au lieu de glorifier des pièces d’art à la pointe du design, elle préfère des objets de la vie, qui racontent une histoire, et qu’on ne voit parfois plus. L’objectif est de remettre ces derniers en évidence, et de les sauver de l’oubli que peut représenter un placard ou une boîte à souvenirs…

Une banalité qui fait sens

Ainsi, Emi Drapier commence d’abord par surélever ces “curiosités” sur des socles métalliques. Elle façonne ensuite une structure externe en fonction des objets qu’elle doit mettre en valeur. Dans un style épuré et élancé, elle réalise ses créations en acier brut, patiné à la main, selon les désirs de ses clients. Ces étagères insolites peuvent s’adapter à tout type d’intérieur et peuvent prendre toutes les tailles. Pour une boutique sur l’Île-de-Ré, la créatrice a par exemple créé tout un cabinet de curiosité à l’univers marin, à partir d’objets chinés sur place.

Fidèle à ses convictions, et comme à son habitude, tous ces socles sont réalisés à partir de chutes métalliques. L’ambition de redonner une seconde vie aux choses, (un principe qui lui est cher) semble ainsi teinter toute son œuvre.