Depuis plus de quarante ans, l’artiste peintre Catherine Viollet développe une œuvre libre où dessin, couleur et mouvement dialoguent en permanence. De la Figuration libre aux séries inspirées des phénomènes naturels, elle poursuit une recherche artistique en constante évolution.
Un parcours artistique construit en toute liberté


Depuis ses débuts, l’artiste peintre Catherine Viollet revendique une grande liberté d’action et de création. Formée aux Beaux-Arts de Quimper, elle fait une rencontre déterminante avec le critique d’art Bernard Lamarche-Vadel, qui l’accompagne dans ses premiers pas sur la scène artistique parisienne.
En 1981, elle participe à l’exposition « Finir en beauté », aux côtés de Robert Combas, Hervé Di Rosa ou encore François Boisrond. Cette exposition marque la naissance du mouvement de la Figuration libre, dont Catherine Viollet sera la seule femme représentée.
Pourtant, l’artiste choisit rapidement de suivre son propre chemin. Refusant les classifications trop strictes entre figuration et abstraction, elle préfère explorer une peinture nourrie par le réel, mais transformée par son regard.
Le dessin et la couleur comme deux expressions autonomes


« Mon travail est sans repentir, il y a peu d’éléments, il faut donc qu’ils soient justes.»
Dans le travail de Catherine Viollet, le dessin occupe une place essentielle. La peinture ne vient pas simplement accompagner le trait : les deux éléments existent indépendamment tout en créant un dialogue.
L’artiste parle de « déliaison » pour évoquer cette relation particulière entre dessin et couleur. Cette approche apparaît notamment dans la série Suspens, où chaque geste conserve sa propre présence.
Le support joue également un rôle majeur dans sa création. Des tissus colorés utilisés dès les années 1980 pour La trêve des héroïnes aux toiles à enduction de pierre ponce permettant d’obtenir des noirs profonds au fusain, la matière participe pleinement à la construction de l’œuvre.
Une œuvre guidée par le mouvement et l’invisible

L’univers de l’artiste peintre Catherine Viollet se construit autour d’une idée essentielle : rien n’est jamais figé.
Depuis une vingtaine d’années, son regard s’est notamment porté sur les phénomènes naturels et scientifiques. Les cartes météorologiques deviennent alors un nouveau territoire d’exploration.
À travers la série Le pas de temps du modèle, elle s’approprie les signes graphiques liés aux courants, aux fronts froids et aux mouvements atmosphériques pour créer un nouveau langage visuel.
Cette recherche se prolonge avec Les météores, inspirée par les écrits de Descartes, puis avec Les chemins d’eau, une série consacrée aux courants marins et aux mouvements invisibles.
Catherine Viollet, une recherche toujours en mouvement
Pour Catherine Viollet, le travail artistique repose sur une exploration permanente. Ses échanges avec des scientifiques, notamment autour de la météo et des phénomènes naturels, nourrissent son approche.
Son œuvre ne cherche pas à représenter le réel, mais plutôt à déplacer notre manière de le percevoir.
Une exigence qui traverse plus de quatre décennies de création et que l’on retrouvera dans son ouvrage Mobiles de l’inapparent, attendu fin 2026 aux éditions Peuplier.

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