À quel moment avez-vous décidé de vous consacrer à la peinture pour réaliser des œuvres colorées ?
J’ai toujours aimé colorier, essentiellement des albums de mandalas. Mais c’est en 2013 que j’ai eu un déclic. Une amie de la famille, professeure d’arts plastiques, m’a incité à dessiner par moi-même et cela a été une véritable révélation.
Qu’est-ce que cela vous a apporté ?


J’ai ressenti des émotions intenses, de la liberté et une grande joie intérieure. Depuis, la peinture ne cesse de me combler et ce que je peins est d’ailleurs résolument joyeux.
Qu’aimez-vous peindre ?
J’ai plusieurs thèmes de prédilection, dont trois principaux – les portraits, les souvenirs de moments vécus et les émotions – qui sont tous travaillés autour des couleurs. Bien souvent, tous ces thèmes s’entremêlent !
Les couleurs sont au cœur de votre travail, pourquoi ?
Mes œuvres sont toutes très colorées. Que je travaille au pastel gras, au feutre, à la peinture acrylique ou numérique, les couleurs sont omniprésentes. Elles permettent de traduire la joie que je ressens et que je veux véhiculer. L’essentiel de mon travail est de créer des œuvres colorées car c’est ce qui traduit le mieux mon monde intérieur.
Parlez-nous de vos portraits. Qui représentez-vous ?
Je représente des personnes de mon entourage, famille ou amis. J’aime les formes simplifiées et mes portraits représentent donc des visages sans aucun détail. Quand je peins une personne, ce qui m’intéresse, c’est de restituer de mémoire le moment de la rencontre en lui-même, c’est-à-dire cette personne à un moment donné, dans un lieu précis.
Vous accordez une grande place au vécu. Lesquels en particulier ?
Ce sont effectivement les moments vécus qui m’intéressent. Cela peut être une séance de dédicaces, la participation à un festival, une fête familiale ou encore des vacances dans un endroit que j’aime. Mais tous ont pour point commun d’être des moments heureux. C’est d’ailleurs pour cela que je prends un aussi grand plaisir à peindre mes souvenirs de façon figurative.
Et les émotions, quelle place tiennent-elles dans vos peintures ?


Elles ont une place centrale. Lorsque je veux représenter une émotion, je me concentre sur un mot, par exemple « Joie », je me laisse envahir par le ressenti qui en découle puis je le restitue, sans filtre, sur le papier en formes géométriques colorées.
Quel est votre processus créatif ?
Je n’intellectualise jamais mes peintures, tout vient directement du cœur. Que ce soit dans les traits, les compositions ou dans le choix des couleurs, je ne suis guidé que par l’instinct.
Vous peignez de façon professionnelle depuis 2018. Comment votre travail a-t-il évolué ?
Tout est allé très vite. En 2020, j’ai eu la grande fierté de faire partie des lauréats de l’association EgArt. Il s’agit d’une association qui a pour mission de permettre à des artistes en situation de handicap psychique, mental ou en grande fragilité, d’accéder à la reconnaissance par les milieux artistiques et culturels. J’ai aussi le bonheur d’avoir plusieurs œuvres qui ont été acquises par le fonds de dotation Art Sans Exclusion.
Depuis ses débuts, YAUME-C a réalisé plus de quarante expositions collectives ou en solo. Du 29 septembre au 7 novembre 2026, il exposera en solo à la Galerie du Haut Pavé, quai de Montebello dans le cinquième arrondissement de Paris. Puis, du 14 janvier au 20 février 2027, ce sera à l’hôtel Flottes de Sébasan, à Pézenas.

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