À quel moment avez-vous décidé de vous consacrer à la peinture pour réaliser des œuvres colorées ? J’ai toujours aimé colorier, essentiellement des albums de mandalas. Mais c’est en 2013 que j’ai eu un déclic. Une amie de la famille, professeure d’arts plastiques, m’a incité à dessiner par moi-même et cela a été une véritable révélation. Qu’est-ce que cela vous a apporté ? J’ai ressenti des émotions intenses, de la liberté et une grande joie intérieure. Depuis, la peinture ne cesse de me combler et ce que je peins est d’ailleurs résolument joyeux. Qu’aimez-vous peindre ? J’ai plusieurs thèmes de prédilection, dont trois principaux – les portraits, les souvenirs de moments vécus et les émotions – qui sont tous travaillés autour des couleurs. Bien souvent, tous ces thèmes s’entremêlent ! Les couleurs sont au cœur de votre travail, pourquoi ? Mes œuvres sont toutes très colorées. Que je travaille au pastel gras, au feutre, à…
Il y a des artistes qui reproduisent le monde et d’autres qui en inventent un. Zoé fait partie de ceux-là. Cette artiste peintre caribéenne construit une œuvre où le paysage ne devient jamais un simple décor. Transcendé, il se transforme en théâtre. Sa conviction reste simple : une toile doit raconter une histoire. Une trajectoire artistique entre lumière et création Née en Guadeloupe, Zoé grandit dans un territoire vibrant de lumière, de contrastes et de poésie. Passionnée de dessin et de peinture depuis l’enfance, elle affine progressivement son regard. Entre les Antilles, la France hexagonale et les États-Unis, Zoé affine progressivement son regard. Son parcours la mène ensuite jusqu’à la Parsons School of Design de New York, qu’elle intègre en 1986. Elle explore ensuite le monde de l’image professionnelle. D’abord illustratrice, elle évolue vers le graphisme, puis la direction artistique et la création pour les entreprises et les institutions. En…
Pour l’artiste Zariel, peindre est une nécessité absolue, presque viscérale. Ainsi, il donne vie à des toiles qui façonnent un univers artistique contemporain traversé par une multitude d’univers. Comment décririez-vous votre univers artistique contemporain ? Mon univers rassemble une multitude d’univers. Je ne m’accroche ni à une référence, ni à un style, ni à un mouvement précis. Mon travail ressemble donc à un puzzle géant dans lequel je tente de tout mélanger. Qu’est-ce qui compose cet univers ? Mes sources d’inspiration sont nombreuses. Par conséquent, les pièces qui composent ces puzzles le sont aussi. Je fais notamment appel aux codes de l’imagerie pop et à certaines bandes dessinées sud-américaines. J’intègre aussi l’art nouveau et même l’art classique, notamment à travers l’esthétique des vitraux. Ainsi, mes toiles attirent le regard et laissent apparaître différents messages. Quels messages peut-on déceler dans cet univers artistique contemporain ? Toutes mes œuvres possèdent une structure narrative. Elles…
Artiste mosaïste autodidacte, Corinne Strazzieri revisite l’art de la mosaïque dans des œuvres joyeuses et colorées qui réconcilient tradition et modernité. Belle découverte ! La mosaïque, entre héritage et regard contemporain Assembler des fragments épars avec patience et minutie. Faire sens autour d’une histoire commune. Révéler la beauté cachée dans ce qui semblait dispersé. Telle est l’essence de la mosaïque. Née dans l’Antiquité, cette discipline ancestrale peuplait les univers décoratifs des époques romaines et byzantines avec ces fresques majestueuses. Sous l’impulsion de mosaïstes contemporains, la mosaïque se revendique désormais comme une nouvelle forme d’expression artistique. Une odyssée créative qui a conduit Corinne Strazzieri à emmener ces éclats sur des chemins inexplorés… Itinéraire d’une artiste mosaïste visionnaire Artiste mosaïste, Corinne Strazzieri a toujours créé de ses mains. Après le patchwork ou la broderie, elle s’initie à la mosaïque il y a plus de vingt ans. Une discipline qui éclipse toutes les autres !…
Entre explorations, répétitions et couleurs vives, l’artiste peintre Gordon Hopkins développe une peinture colorée contemporaine. Il propose une interprétation joyeuse et personnelle de son environnement. Vous êtes né dans une famille d’artistes. Cela a-t-il prédestiné votre carrière en tant qu’artiste peintre contemporain vous-même ? Je suis né aux États-Unis, d’une mère artiste-peintre et d’un père sculpteur. J’ai grandi dans un environnement artistique. Très vite, l’art s’est imposé comme une évidence pour moi. Mon frère jumeau, lui aussi artiste à New York, suit un chemin similaire. Vous n’avez pas commencé directement par la peinture. Quel a été votre parcours ? J’ai étudié les arts au Principia College dans l’Illinois. Ensuite, j’ai poursuivi ma formation à Tucson puis à Denver. Puis, j’ai travaillé dans le paysagisme en Californie. J’ai toujours aimé penser les jardins comme des constructions vivantes. À quel moment vous êtes-vous tourné vers LA peinture contemporaine ? Il y a vingt-cinq…
Lieux, paysages, forêts, bustes de femmes : rien ne résiste à l’interprétation sensible de l’artiste peintre et sculptrice suisse Isabelle Corthay qui métamorphose la lumière en une matière vivante. Itinéraire d’une artiste éclectique L’art a toujours fait partie de la vie d’Isabelle Corthay. Née dans une famille de peintres, elle s’initie très tôt à la richesse des couleurs, à l’art de la composition et au travail de la lumière. Un élément clé qui parcourra son œuvre de part en part ! Rapidement, elle aborde la peinture de manière instinctive, comme la façon la plus naturelle d’exprimer ses émotions. Autodidacte, elle se forme auprès d’artistes contemporains qui lui permettent d’expérimenter sa créativité. À leurs côtés, elle explore différentes techniques, différents médias. Avec comme dénominateur commun l’omniprésence de la lumière. La peinture, ses premières amours À mi-chemin entre abstraction et figuration, ses toiles donnent à voir la transparence de la lumière dans la nature.…
Chaque été, à Val-David, 1001 Pots s’impose comme un festival de céramique au Québec incontournable. Il transforme un jardin en parenthèse hors du rythme habituel. L’événement se tient du 3 juillet au 16 août 2026 pour sa 37e édition. Une déambulation libre au cœur du festival de céramique au Québec Dès l’entrée, le ton est donné. Ici, aucun parcours ne s’impose et la visite reste libre. On avance à son rythme, on bifurque et l’on revient sur ses pas. Autour de vous, plus de cent céramistes exposent leurs pièces. Chacun développe son univers, son geste et sa manière d’habiter la matière. Ce qui frappe, c’est la diversité. Les styles, les techniques de cuisson et les influences se multiplient. Des artistes céramistes confirmés côtoient de jeunes créateurs. Certains restent plusieurs semaines, d’autres interviennent sur des formats plus courts. Ainsi, l’ensemble reste vivant et ne se répète jamais vraiment. Un lieu d’échanges…
Dans le silence d’un petit village du cantal, au cœur d’une nature préservée, une mosaïste d’art assemble minutieusement des éclats de marbre ou de grès cérame pour donner vie à des fresques délicates qui s’exportent partout. Rencontre avec Louise Delespinasse ! Une rencontre fortuite C’est à l’âge de 14 ans que Louise Delespinasse et sa sœur découvrent la mosaïque. Le coup de foudre est immédiat ! Les deux adolescentes se passionnent pour cet art qu’elles abordent comme un loisir. Elles commencent à réaliser ensemble de nombreuses mosaïques pour décorer la maison d’hôtes de leurs parents. Devenue adulte, Louise poursuit sa quête créative aux Beaux-Arts, à travers la sculpture. Mais la mosaïque ne la quitte jamais vraiment. Lorsque son époux ouvre un premier restaurant, l’idée de faire une fresque décorative pour cet établissement s’impose à elle. À la manière d’un rituel, chaque ouverture s’accompagne d’une nouvelle création. Tant est si bien que les…
Entre architecture d’intérieur et création artistique, Meryam Lahlou développe un langage singulier où les matériaux deviennent vecteurs d’émotion et d’esthétique. Meryam Lahlou, un parcours entre art et architecture Liée à l’art dès l’enfance, Meryam Lahlou construit une approche instinctive du design nourrie par la peinture et la photographie. Très tôt, ses créations inspirées de la nature attirent l’attention et s’inscrivent ainsi dans une démarche artistique affirmée. Formée à l’architecture d’intérieur à l’école Camondo à Paris, elle intègre ensuite le cabinet de Jean Nouvel. Cette expérience lui permet donc de collaborer avec des acteurs majeurs comme Vogue ou Dolce & Gabbana, renforçant sa vision transversale du design. Une signature artistique centrée sur les matériaux Le travail de Meryam Lahlou repose sur une exploration poussée des matériaux. Bois, métal, béton, pierre ou marbre sont travaillés jusqu’à leurs limites pour révéler textures, contrastes et reliefs. Sa démarche s’inscrit dans une recherche quasi expérimentale,…
Artiste peintre, Françoise Renou-Le Stradic nous émeut à travers ses aquarelles figuratives qui associent délicatesse des lignes et transparence des couleurs. Tout un univers de douceur… L’aquarelle comme moyen d’expression « Une aquarelle n’est pas une histoire, c’est la traduction d’une sensation, d’un souvenir, d’un état d’âme ». Derrière les mots de l’auteur de bande dessinée, Hugo Pratt, on retrouve l’essence même du travail de Françoise Renou-Le Stradic. Célébrant la peinture comme moyen d’expression, cette aquarelliste n’a de cesse de retranscrire sur le papier ce qu’elle ne parvient pas à exprimer avec des mots. À l’aise à l’écrit, celle qui s’est consacrée au journalisme a trouvé dans cet art le langage de ses émotions. Peut-être parce qu’on ne « lit » pas une image : on la ressent… L’art du portrait Artiste peintre, Françoise Renou-Le Stradic puise son inspiration partout où son regard se pose. La photo d’un paysage, l’expression…
Jacqueline N’Kouet est une artiste photographe contemporaine qui avance dans la vie en développant sa créativité. Toujours architecturale, délicate et authentique. Une artiste photographe contemporaine, à la croisée des disciplines Jacqueline N’Kouet est une artiste qui ne cesse de développer sa créativité. Son insatiable curiosité, son goût immodéré pour le beau et son attrait pour les diversités culturelles nourrissent son parcours. L’art devient ainsi pour elle une seconde peau, guidée par un profond besoin d’authenticité.Elle débute ses premiers pas dans le monde artistique en foulant les podiums des défilés haute couture. Mannequin, elle aime ce contact avec les créatifs. C’est à leur côté qu’elle exerce son œil à l’harmonie, aux détails, à la justesse.Puis, le besoin de créer elle-même s’impose. C’est alors qu’elle commence à photographier ce qu’elle observe, en sillonnant les rues de Paris. Ses prises de vue combinent ce qui la définit. Elle puise sa créativité dans ses…
Il est des êtres nés pour révéler aux hommes ce qui les dépasse, où que cela se cache. Et Philip Richard est résolument l’un d’entre eux. Coup de projecteur sur ses époustouflantes photographies de nature et de paysage. Révéler la beauté de la nature et l’émotion qu’elle procure Qui ne s’est jamais émerveillé devant le calme des eaux d’un lac au lever du soleil ? Qui ne s’est jamais senti apaisé bercé par le murmure d’une forêt verdoyante ? Ou ne s’est jamais senti minuscule devant la majesté des montagnes tombant à pic dans l’océan ? Inspiration inépuisable, la Nature offre au regard une beauté saisissante qui ne cesse de se renouveler au fil des saisons. Face à la puissance de ses paysages, on ressent souvent un sentiment profond de sérénité. Et c’est précisément cette émotion universelle née du face-à-face avec une Nature qui nous transcende que cherche à procurer…
Dans l’univers coloré de Ludovic Marcenaro, artiste peintre contemporain, les Martiens côtoient les humains et les canards les drones. Derrière cette légèreté apparente, une inquiétude affleure parfois. Elle prend la forme d’une dystopie douce, entre surconsommation, raréfaction de l’eau et toute-puissance des marques. Ses personnages, eux, continuent de sourire. Ils oscillent entre pesanteur et légèreté. Vous avez un parcours très riche, du dessin académique au design industriel puis à la communication. Comment cela s’est-il construit ? J’ai commencé très jeune, avec huit ans de dessin au conservatoire de Rueil-Malmaison, auprès de l’architecte Nicolas Michelin. Cela m’a donné envie de peindre. Ensuite, j’ai travaillé en design produit, au Brésil puis en France. Puis je me suis orienté vers la communication. J’ai exercé au sein d’une agence chez KPMG à La Défense, puis en graphisme, événementiel et signalétique pour des hôtels de luxe. Tout cela a nourri ma manière de regarder, de…
Artiste peintre figuratif, habité par le démon de la curiosité, Michel Verclytte explore depuis plus de quarante ans la peinture à l’huile, l’aquarelle et la sculpture. Marines, paysages, portraits, nus, il se confronte à de nombreux thèmes avec un objectif, presque un graal, la simplification. Il expose régulièrement en Hauts-de-France, en Maine-et-Loire ainsi qu’en Belgique et participe à divers Salons d’Art internationaux. Vous êtes un artiste peintre figuratif autodidacte. Comment s’est construit votre regard d’artiste ? Je me suis formé seul, dans les livres et en parcourant les musées à Florence, Saint-Pétersbourg, Moscou, Dublin ou Londres… J’ai eu besoin d’observer les œuvres de très près et de voir les couches de peinture. J’ai aussi appris auprès des maîtres. Le Caravage pour ses contrastes, Vermeer, les maîtres hollandais, les impressionnistes, Rodin, Claudel, Giacometti. Je suis né à Malo-les-Bains, à trois cents mètres de la mer. Ainsi, la lumière, les rivages, le…
La Galerie Ausello est une galerie à Menton née d’une liberté assumée. Un art qui ne cherche pas à entrer dans les cases mais à les dépasser. D’une révélation tardive à une aventure collective La Galerie Ausello écrit son histoire hors des codes habituels du monde de l’art. En effet, elle s’invente loin des écoles, des stratégies et des cercles fermés. Elle prend racine dans la révélation tardive mais fulgurante d’un artiste resté longtemps dans l’ombre. Christophe Ausello est plombier de métier. Depuis toujours pourtant, une vibration artistique l’habite. Jusqu’à ce moment charnière, en 2018, où tout bascule. Ainsi, son fils Valentin, convaincu du talent de son père, l’inscrit en secret à l’Open des Artistes de Monaco. Christophe y remporte le premier prix, face à 87 participants. Dès lors, son parcours attire des regards inattendus. Le prix Nobel de littérature J. M. G. Le Clézio rédige même sa biographie, un…
Jacques Dieudonne crée des bijoux-sculptures et des portails de cathédrales. Il avance comme un sculpteur de métal, et il explore la matière sous toutes ses formes. Comment êtes-vous devenu sculpteur de métal ? L’art vient de mon intériorité. Tout d’abord, quand j’ai quitté l’école, j’ai commencé le dessin. Très vite, j’ai voulu aller plus loin. Puis, je me suis formé à l’ancienne école d’art de Maredsous en Belgique. J’ai poursuivi à l’École des Arts-Décoratifs de Strasbourg. Devenu Compagnon bijoutier-joaillier, j’ai obtenu le Diplôme National des Beaux-Arts, option sculpture. Je crois que j’ai toujours été un peu « hors norme » ! Par quel type d’objet avez-vous commencé votre carrière de sculpteur ? D’abord, j’ai commencé par le bijou. Sa technique et sa créativité m’ont attiré. Son aspect tridimensionnel aussi. Pour moi, le bijou enlace le corps, le bras, le cou ou le doigt. Les pierres et perles restent des éléments…
Depuis plus de 20 ans, l’école des Arts et Techniques Céramiques accompagne celles et ceux qui souhaitent devenir céramiste. Située dans le XIIᵉ arrondissement de Paris, elle forme les élèves au CAP Tournage grâce à un enseignement complet et exigeant. Comment abordez-vous la formation de vos élèves ? Nous évaluons la solidité du projet et la motivation de chaque élève. Notre objectif reste clair : les aider à ouvrir leur atelier, développer leur production ou collaborer avec des designers. Nous les formons aussi à l’animation de cours de loisirs en céramique. Un atout essentiel pour devenir céramiste dans de bonnes conditions. Sur quelle méthode repose votre enseignement ? Nous avons développé la méthode ATC, issue de 35 ans d’expérience et de recherches pédagogiques. Elle s’appuie sur une approche ergonomique pour prévenir les troubles musculosquelettiques. De plus, notre ambition dépasse le CAP Tournage. Nous ouvrons nos élèves à tous les aspects du métier…
De Tokushima à Paris, l’Atelier Seiran perpétue et réinvente depuis plus de cinquante ans l’art rare de l’indigo japonais. La renaissance d’un bleu éternel Tout commence avec l’intuition d’une femme, Yôko Hashimoto. En 1970, dans le jardin de sa maison à Tokushima, elle fonde l’Atelier Seiran. Son objectif est clair : sauver un savoir-faire en péril. Après la Seconde Guerre mondiale, les teintures chimiques menaçaient de faire disparaître l’aizome, la teinture à l’indigo japonais. Pour préserver cet art ancestral, Yôko crée un lieu où tradition et création se rencontrent. L’année suivante, elle devient la première artisane de Tokushima à posséder sa propre cuve à indigo. De plus, Yôko Hashimoto ne se contente pas de protéger le passé. En effet, elle innove en mariant la technique de la cire et l’indigo japonais. Cette combinaison inédite exige rigueur et sensibilité. Ainsi, elle donne naissance à un univers unique, empreint de poésie et…
Rencontrer Yoshiyaki Takei, c’est croiser un homme discret, presque effacé, dont le regard semble déjà tourné vers un autre monde. Rêveur lunaire ou sage en quête de lumière, il incarne cette figure de l’artiste japonais vivant à demi dans l’immatériel. Habité par un ailleurs, il le traduit en peinture avec une sensibilité singulière. Dans l’univers de l’art contemporain japonais, sa démarche se distingue par une profondeur spirituelle singulière. Un parcours entre silence et lumière Né au Japon, Takei commence très jeune à créer. À vingt ans, il rejoint une école d’art à Tokyo, où il expose ses premières toiles. Puis, il y a trente-cinq ans, il choisit de revenir dans son village natal, à trois heures de la capitale. Loin du tumulte urbain, il trouve dans le silence et la solitude un terrain propice à la création. « Je pensais pouvoir créer sans distractions et me concentrer sur moi-même »,…
À Mulhouse, Giom Von Birgitta travaille la céramique artisanale avec l’exigence tranquille de ceux qui savent pourquoi ils créent. Un nom singulier Giom Von Birgitta est un nom de scène soigneusement choisi. Un clin d’œil assumé à l’univers lyrique et décalé de Maria Ulrika Von Glott. Une manière d’annoncer la couleur. ici, on ne se prend pas trop au sérieux mais on prend la création au sérieux.Derrière ce nom, Giom (prononcez Guillaume) cultive un rapport sensible à la matière. Il revendique un attachement fort au travail bien fait et reste attentif à ce que ses pièces disent, ou taisent. Une trajectoire guidée par la terre Issu de la culture et du tourisme, Giom a longtemps évolué dans l’ombre des artistes. Puis il fait un pas de côté. Un stage chez une céramiste, une fascination immédiate pour la complexité du médium. Et la voie s’impose. Il se forme d’abord en Dordogne,…
Pour Barbara Christol, artiste plasticienne à la pratique polymorphe, l’équilibre est une quête essentielle. Peinture, dessin, tissage, performance et photographie composent un langage plastique où l’intime côtoie la rigueur. Formée aux Beaux-Arts puis à la Sorbonne, elle tisse, au sens propre comme au figuré. Une œuvre habitée par la recherche d’harmonie, la résonance entre les formes, les espaces et le temps. Quelles ont été vos premières influences artistiques ? Je crois que mon premier grand amour est Henri Matisse. Dans les années 80, une exposition lui avait été consacrée au Musée des Beaux-Arts de Nîmes. Celle-ci était axée sur son travail de dessin. J’étais enfant mais cette visite a été un choc. Puis, je me suis aussi tournée vers Kandinsky et Paul Klee. Ces derniers ont profondément marqué ma perception de la géométrie et de l’abstraction. Qu’est-ce qui vous attire dans cette géométrie ? Sa fausse simplicité. Ce travail immense…




















