Lieux, paysages, forêts, bustes de femmes : rien ne résiste à l’interprétation sensible de l’artiste peintre et sculptrice suisse Isabelle Corthay qui métamorphose la lumière en une matière vivante. Itinéraire d’une artiste éclectique L’art a toujours fait partie de la vie d’Isabelle Corthay. Née dans une famille de peintres, elle s’initie très tôt à la richesse des couleurs, à l’art de la composition et au travail de la lumière. Un élément clé qui parcourra son œuvre de part en part ! Rapidement, elle aborde la peinture de manière instinctive, comme la façon la plus naturelle d’exprimer ses émotions. Autodidacte, elle se forme auprès d’artistes contemporains qui lui permettent d’expérimenter sa créativité. À leurs côtés, elle explore différentes techniques, différents médias. Avec comme dénominateur commun l’omniprésence de la lumière. La peinture, ses premières amours À mi-chemin entre abstraction et figuration, ses toiles donnent à voir la transparence de la lumière dans la nature.…
Au Québec, Miville, Jennifer Tremblay de son vrai nom, est une artiste peintre abstraite. Formée en scénographie au Conservatoire d’art dramatique de Québec, créatrice de costumes reconnue dans le théâtre et la télévision montréalaise, elle a été nommée à trois reprises aux prix Gémeaux. Aujourd’hui, son travail pictural abstrait explore un langage du souffle, entre tension vitale et apaisement méditatif. Votre lien à la création semble s’être construit très tôt. Comment ce rapport s’est-il installé ? J’ai toujours été très contemplative. Enfant déjà, la peinture m’a permis de canaliser une énergie débordante. Dès le primaire, j’avais cette envie très claire de bien dessiner. Je ne viens pas d’une famille d’artistes mais le besoin d’expression était là, très instinctif. Votre parcours de costumière semble structurer votre regard. Comment cela se traduit-il dans votre art, en tant qu’artiste peintre abstraite? La lumière est centrale dans mon travail, tout comme la composition et…
Pour Barbara Christol, artiste plasticienne à la pratique polymorphe, l’équilibre est une quête essentielle. Peinture, dessin, tissage, performance et photographie composent un langage plastique où l’intime côtoie la rigueur. Formée aux Beaux-Arts puis à la Sorbonne, elle tisse, au sens propre comme au figuré. Une œuvre habitée par la recherche d’harmonie, la résonance entre les formes, les espaces et le temps. Quelles ont été vos premières influences artistiques ? Je crois que mon premier grand amour est Henri Matisse. Dans les années 80, une exposition lui avait été consacrée au Musée des Beaux-Arts de Nîmes. Celle-ci était axée sur son travail de dessin. J’étais enfant mais cette visite a été un choc. Puis, je me suis aussi tournée vers Kandinsky et Paul Klee. Ces derniers ont profondément marqué ma perception de la géométrie et de l’abstraction. Qu’est-ce qui vous attire dans cette géométrie ? Sa fausse simplicité. Ce travail immense…


